juillet 2008

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Comment faire passer les réformes ?

D'après un récent sondage commandé par l'institut d'études Médiascopie, la campagne de communication du gouvernement sur les mesures en faveur du pouvoir d'achat - "Vous êtes impatients, nous aussi." - passe mal auprès des Français et suscite même des réactions de rejet.

Les électeurs de droite adhèrent mou à 5,8/10 alors que ceux de gauche rejettent fort à 2,7/10. Est-ce la campagne qui est nulle ou est-ce le discours qu'elle véhicule qui est mal entendu ou mal compris ? "Dans un contexte de grave crise économique, financière, bancaire, alimentaire et énergétique, une campagne publicitaire, fût-elle bien faite, est-elle de nature à modifier les comportements face aux réformes ?" se demande Denis Muzet, patron de Médiascopie.

Il ajoute, judicieusement : "Il ne faut jamais oublier que dans le mot "réforme" il y a "forme". La publicité trivialise le discours politique." J'ajouterai que la forme, c'est le fond qui remonte à la surface. Rendons à Victor ce qui appartient à Hugo.

Le blog des résistances au changement fait comme une grande majorité des Français : il prend des vacances, se met au vert (en plus, c'est écolo), et recharge ses accus pour débusquer à la rentrée de nouvelles résistances au changement. Rendez-vous fin août ou début septembre, selon matière à traiter et inspiration.

En attendant, SURTOUT, NE CHANGEZ RIEN, continuez à être heureux !

Pierre Zimmer

Et l'intolérance, bordel ! Réhabilitons l'intolérance

Pierre Zimmer prend les "Paroles" dans le journal METRO du jour.

Pour en savoir plus sur "Et l'intolérance, bordel !", il suffit voir les vidéos sur http://www.myspace.com/toleranceintolerance

ou de se rendre sur le site www.editionsdupalio.com.

Téléchargement intolerance-couv-1903.pdf

Tous vos commentaires sont les bienvenus.

Bonnes ou mauvaises, se poser les questions...

Plein de raisons de se réjouir de revoir fleurir les sujets de philo au bac au mois de juin :

  • Bien sûr, on a tous pris une année de plus mais, en même temps, les angoisses, les inquiétudes et les peurs au ventre que leur publication suscite nous ramènent quelques années en arrière quand c'était notre tour de suer devant les feuilles de brouillons jaunes ou vertes dans ces grandes salles d'examen où, chacun à une table, nous mordions le bout de notre stylo en se demandant comment les remplir et surtout comment combler ces quatre heures inédites,
  • Ensuite, la seule lecture de ces sujets nous donne à réfléchir sur la condition humaine : La perception peut-elle s'éduquer ? L'art transforme-t-il notre conscience du réel ? Y a-t-il d'autres moyens que la démonstration pour établir la vérité ? Peut-on désirer sans souffrir ? Une connaissance scientifique du vivant est-elle possible ? Est-il plus facile de connaître autrui que de se connaître soi-même ?
  • Enfin, ces questions en entrainent évidemment d'autres, par exemple : Pourquoi résistons-nous tant au changement ? Jusqu'où tolérer l'intolérable ? Faut-il préférer un désordre à une injustice ? Toute vérité est-elle bonne à dire ? Pourquoi parfois elle veut et parfois elle ne veut pas ? Etc., etc......

Pierre Zimmer

Communiquer la réforme, c'est possible ?

Dans la dernière livraison de ses fascicules réguliers consacrés à la modernisation de la sphère publique, l'Institut Montaigne, qui se définit lui-même comme un laboratoire d'idées, vient de publier un rapport passionnant intitulé : "Comment communiquer la réforme".

Des observateurs perspicaces de toutes les résistances au changement comme nous ne pouvaient pas rester indifférents aux recommandations de ce "think tank" indépendant créé en 2000 par Claude Bébéar. Elles sont au nombre de 18, classées sous 5 chapitres dont nous vous livrons les intitulés :

  • L'opinion publique : prête ou préparée,
  • Un leader, sinon rien,
  • Très en amont, la communication,
  • Dialoguer, dialoguer, dialoguer,
  • Communiquer : un vrai métier.

On trouvera dans le détail la totalité des recommandations sur le site www.institutmontaigne.org (publicité gratuite). Dans les conclusions de notre livre "Surtout, ne changez rien", nous arrivions à peu près au même diagnostic. Notre livre est sorti de l'imprimerie en octobre 2005, bien avant que les Français ne portent au pouvoir par leurs votes un homme qui s'est engagé à réformer activement le pays.

Pierre Zimmer

Les résistances au changement : toujours d'actualité

« 

« La réforme des institutions, c’est important pour vous ?» C’est la question posée la semaine dernière par l'institut OpinionWay dans le cadre du baromètre Politoscope Le Figaro-LCI. « C'est important de la faire, mais ce n’est pas prioritaire.» Cette réponse traduit une relative indifférence des Français sur le sujet. Ou plutôt, hormis la classe politique et les médias, tout le monde s’en tape !

Seules quatre personnes interrogées sur cent le citent spontanément parmi les «événements politiques qui ont marqué la semaine». Loin derrière la grève des pêcheurs (citée par 25 % des sondés) ou la loi sur les OGM (20 %). Un peu plus d'un Français sur cinq (22 %) en a parlé avec son entourage et, fait marquant, il s'agit plus souvent de sympathisants de gauche (33 %) que de sympathisants de droite (17 %). Si une très large majorité des sondés estime que le sujet est important, ils sont quasiment aussi nombreux à considérer que cette réforme peut attendre. 56 % des Français jugent ainsi que la réforme des institutions est «importante mais pas prioritaire» et 18 % la considèrent même «secondaire».

«D'autres réformes sont plus importantes», explique l'un des sondés. Les sujets de préoccupation prioritaires sont connus : logement, sécurité, emploi, dette et, comme un leitmotiv, pouvoir d'achat. «C'est ça qui va nous permettre de mettre de l'essence dans notre voiture ? C'est ça qui va nous permettre de nous chauffer, de nous nourrir, de nous loger ?», s'interroge l'une des personnes du panel. C’est sûr que ce n’est pas la réforme des institutions qui va remplir les porte-monnaie.

Pierre Zimmer (Source : Le Figaro)