Il semblerait que la crise ait causé des gros dommages, car elle n’est pas terminée la crise, n’en déplaise aux promoteurs de la méthode Coué, malgré quelques signes positifs récents de reprise et quelques clignotants verts qui commencent à se rallumer.
Des dégâts dans le secteur financier ? C’est certain. Des dégâts dans le pouvoir d’achat ? Aucun doute, non plus. Mais là où la crise a fait les plus gros dégâts et même le préjudice le plus grave, c’est dans l’entreprise et dans les rapports entre les salariés et les employeurs. A se demander si le pacte social n’a pas volé en éclats. Entre ces acteurs qui régissent la vie économique de notre pays, c’est le désenchantement, le désamour, le divorce, la rupture.
Un récent sondage paru dans les Echos nous montre que le climat de confiance s’est transformé en atmosphère de défiance dans les entreprises puisque 84 % des salariés interrogés sont persuadés que leurs intérêts et ceux des dirigeants ne vont pas dans le même sens. Altedia, l’auteur de cette intéressante étude, constate un « désinvestissement du collectif » et un « repli individualiste ».
Manque de reconnaissance, déshumanisation des rapports, outils et méthodes de management à bout de souffle, démotivation et manque d’implication, sentiment d’être obligé de travailler vite et mal, règne du court-termisme, impression d’isolement pouvant conduire à des issues tragiques, tels sont les maux des grandes entreprises d’aujourd’hui. Pour regagner la confiance et l’adhésion des salariés, un long travail de reconquête des dirigeants est à entreprendre. Faudra-t-il attendre la fin de la crise pour l’initier ?
Pierre Zimmer



Oui Yves, mais la particularité de ce début du XXIè s. est que les managers des grandes entreprises considèrent que plus la gestion du personnel est automatisée, meilleurs seront les résultats. Ne pas s'occuper des spécificités des Hommes, ces employés "outils", permet de modifier l'organigramme à la demande, ne nécéssite plus de perdre du temps à évaluer les compétences (les numéros hiérarchiques de grades sont là pour ça), élimine les séances de motivation d'implication, avantageusement remplacées par les grilles de résultats, etc.
Mêmes les professions libérales et les patrons des PME qui eux savent comment obtenir la meilleure productivité, parce qu'ils connaissent les personnes qui travaillent avec eux, doivent à mon sens s'impliquer et défendre la valeur de l'Homme.
N'oublions pas que l'entreprise est créée pour permettre à chacun de travailler (et de s'épanouir), dans les tâches qu'il ne peut acomplir seul.
Rédigé par : Gilles Gomez-Vaëz | 12 déc 2009 à 00:28
Mon très cher Yves,
Tu as tout compris. Ne nous réjouissons pas trop. La réalité semble plutôt sombre. Souhaitons un avenir plus radieux à nos enfants.
Amitiés,
Pierre Z.
Rédigé par : Pierre Zimmer | 11 déc 2009 à 09:34
salut Pierre, c'est juste mais je crois que la rupture de confiance entre le salarié et l'employeur date depuis quelque temps déjà, elle est triple :
- défiance sur la pérennité et la stabilité du poste. Rupture de l'engagement des...l'engagement
- défiance vis à vis du collègue devenu concurrent et compétiteur, par le jeu d'un management impitoyable . Rupture du collectif
- défiance par l'assignation du contrat d'objectifs au détriment de la mission durable et constructive qui intègre pauses et même l'échec temporaire . Rupture du projet à long terme et de la culture de l'expérience.
résultat : des salariés lucides et qui pour les mieux formés, ils sont nombreux parmi les jeunes, sont devenus nomades, consommateurs de l'entreprise, donnent prennent et s'en vont rapidement... ailleurs...Pour faire la même chose . Les moins jeunes étant priés de partir. Aussi.
Conséquence : des entreprises qui s'assèchent, des transmissions qui ne se font plus, une recherche qui bute, pour une économie dédiée aux dividendes. Danger effectivement. Et remèdes pas simples car le marché est rude. La faim et les règles sociales n'étant pas les mêmes dans le monde.
Rédigé par : yves aubrée | 10 déc 2009 à 22:56